Le principe de réalité

C'est un fait incontournable. Les nomades existent, ont existé, existeront sans doute longtemps encore. Quelle que soit par ailleurs leur origine géographique, ils ont choisi de ne pas se sédentariser comme nos ancêtres ont fini par le faire.

Face à cette RÉALITÉ, à ce mode de vie, il y a plusieurs attitudes.

Je n'évoquerai pas la plus radicale tant elle est odieuse...

On peut aussi les ignorer comme on le fait depuis longtemps et encore maintenant. Accueillis nulle part, ils s'installent alors n'importe où... et produisent ces "nuisances" que décrivent sans honte les égoïstes de service.

On peut enfin essayer "d'encadrer" leur mode de vie. C'est ce que prévoit la loi contre laquelle toutes les mesquineries individualistes se déchaînent. En installant des aires d'accueil aménagées et contrôlées, on se donne les moyens d'interdire tout autre stationnement et les nuisances évoquées plus haut.

C'EST LA VOIE DE LA RAISON !

Senlis saura-t-il sortir de son autisme petit bourgeois et accepter sans barguigner d'aménager ces aires d'accueil ? C'est la seule question qui vaille, quoiqu'en disent les "humanistes" de pacotille et autres "tartuffes" de cathédrales. "Ces gens là" sont des êtres humains comme vous et moi. Ce n'est parce qu'ils ont un mode de vie "différent" qu'il faut les ostraciser. Leur imposer des règles, oui. Les chasser de place en place, non, parce que cela ne résout rien.

C'est au courage d'affronter avec intelligence la RÉALITÉ que l'on reconnaît l'être civilisé. Si ce mot a encore un sens - étymologique - dans notre monde stupidement individualisé et déstructuré.

Cela pourrait être l'honneur de la Ville de Senlis et de ses habitants que d'apporter leur contribution à une solution raisonnable et pourquoi pas, exemplaire, au problème des implantations sauvages de caravanes. Il faudrait pour cela redécouvrir le sens du "bien commun", cette vertu qui est aux antipodes du culte actuel du "moi d'abord".   

JCD alias LE COYOTE