Durant les quinze jours à venir, 5 listes vont être en concurrence pour gérer la ville de Senlis. 

Cinq listes ! 

Témoignage concret de ce cruel esprit de division qui s'est emparé de Senlis. Le "tous unis contre Canter" qui déploie ses "fastes depuis plus d'un an n'a pas résisté bien longtemps au "pousse toi de là que je m'y mette".

C'est bien triste. D'autant plus triste que ces élections anticipées procèdent d'un principe de haine poussée à son paroxysme. Haine aveugle qui massacre sans pitié tout ce qui touche de près ou de loin la cible désignée, qui préjuge des intentions des uns et des autres, qui renie jusqu'à ses amitiés les plus fidèles.

On ne fonde pas l'avenir d'une ville sur la coalition des haines et le rejet de qui déplaît.

De ce point de vue, ces élections anticipées, qui n'auraient jamais dû avoir lieu si deux sous de raison et de sens du bien commun avaient animé les principaux protagonistes de la tragédie que subit cette pauvre ville,  ces élections sont amorales.

Elles sont le fruit des penchants les plus contestables et les moins glorieux de la nature humaine. Elles sont une honte pour ceux qui les ont voulues et programmées. 

Rien ne pourra vraiment en sortir de bon  si ce ne sont d'autres haines, d'autres divisions, d'autres dénonciations. La délation généralisée comme méthode d'accès au pouvoir est une plaie. Et Senlis restera hélas abonnée pour longtemps encore aux délices médiocres de la zizanie organisée.

A demain pour une analyse de chacune des listes en présence et un essai de prévision de leur impact réel... Et dans quelques jours, avec tous les éléments recueillis depuis 2007, une tentative d'explication factuelle du comment on a pu en arriver là.

Post scriptum :

Je viens de prendre connaissance d'un tract qui va être diffusé par l'une des listes. Un seul qualificatif convient à ce genre de méthodes : DEGUEULASSE !

Mes amis qui êtes sur cette liste, de grâce, dites publiquement, criez que vous n'êtes pas d'accord avec des méthodes aussi minables et puantes. Ne perdez pas votre âme pour un pouvoir illusoire et une défaite annoncée dans ces bas fonds de la conscience dévoyée. Il y a des limites que l'on ne doit pas dépasser sans se détruire soi même.

Ceux qui sont capables d'éditer et de diffuser ce genre de tracts ne sont évidemment pas dignes d'administrer la ville. Ils la déshonorent. Ils seront battus, définitivement renvoyés chez eux.  Décidemment, la veulerie de la trahison a été contagieuse et elle gangrène maintenant les plus honnêtes, ceux qui se sont égarés au sein d'un groupe dont le seul ciment de cohésion reste la haine. Que faîtes vous donc avec cette infection !

Il n'est pas trop tard pour dire assez, ça suffit !   L'honneur est de savoir dire non quand les limites de la décence sont franchies. Avec ce tract, s'il est diffusé, elles le seront largement.

Qui aura le courage de l'honneur ?